Abstrakt
Bien que la constitution de l’empire allemand de 1871 ne l’ait pas prévu, la Prusse a établi sa prépondérance dans cet État fédéral. Ce ne fut que seulement pendant la Ière guerre mondiale, que le conseil des ministres du Reich (à côté du conseil des ministres du royaume de Prusse), ainsi que le parlement du Reich (le Reichstag) ont commencé à jouer un plus grand rôle. Après la défaite allemande de 1918 et la proclamation de la république, la position de la Prusse a dû être modifiée. La constitution de Weimar de 1919 constituait un compromis entre les tendances fédérales et unitaires. Avec le temps, dès que la position de la bourgeoisie c’était affermie, la structure fédérale de l’Allemagne cessa de lui convenir. Comme le „pays” (Land) de la Prusse constituait une des bases principales de la démocratie sociale allemande, les adversaires de son programme politique dirigèrent leurs attaques contre l’autonomie de ce „pays”. On s’est alors servi de l’article 48 de la constitution, qui a prévu le vote des pleins pouvoirs extrardinaires en faveur du président de la république. L’application de cet article a ensuite frayé le chemin de la dictature à Adolphe Hitler. La NSDAP, après avoir saisi le pouvoir a essayé d’assimiler les idées politiques de la Pruse, son idéologie, à l’idéologie nationale- -socialiste — de même que le militarisme prussien, les conceptions de discipline, de la justice, de l’autorité d’État, Pour le III-ème Reich la Prusse représentait les plus grandes vertus humaines ainsi que les traditions historiques-à suivre- dans l’édification de l’unité allemande. Hitler, après la prise du pouvoir, a bien nettement précisé ses propres desseins concernant les institutions futures du Reich. Elles doivent se baser-dit-il- sur la nation allemande et sur le mouvement national--socialiste, qui ne se déclarent pas pour la conservation de l’Allemagne du passé — mais pour sa disparition en faveur d’une Allemagne de l’avenir. On a alors procédé à la liquidation successive des particuliers „pays” allemands (Länder). Cela concernait aussi la Prusse, mais en considération de son rôle historique, dans ce pays on subsisté quelques particularités comme par exemple l’institution du premier ministre prussien ou celle du conseil d’État. Toutefois, en 1934, le premier ministre de la Prusse, Göring, a déclaré, que le Führer lui a imposé la tâche de partager, durant 10 années, la Prusse en districts du Reich (Reichsgau). Le nouvel ordre, établi en Allemagne en 1945 par les puissances alliées a effacé les anciennes frontières des „pays” — sans tenir compte des traditions historiques. Cela s’est accompli dans les 4 zones d’occupation, dont les frontières ne correspondaient non plus aux frontières des pays. Les puissances alliées ont considéré comme un but de leur activité en Allemagne — d’extirper le militarisme allemand et le national-socialisme. Pour y arriver il a aussi fallu suprimer formellement la Prusse — l’État qui n’existait pas déjà en fait — comme le berceau du national-socialisme. Ce qui s’est produit le 25 février 1947 par la loi émise par le Conseil Interallié de Contrôle.
Finansowanie
Digitalizacja i Otwarty Dostęp dofinansowane przez Ministra Nauki i Szkolnictwa Wyższego w ramach umowy nr BIBL/SP/0091/2024/02
Licencja
Copyright
© 1973 Wydział Prawa i Administracji UAM w Poznaniu
OPEN ACCESS