Abstract
Dans l'Europe occidentale de la seconde moitié du XVIe siècle, après la révolution spirituelle de la Renaissance et de son idéologie, connue sous le nom d'humanisme, alors que les forces économiques, sociales, politiques et intellectuelles eurent engendré l'importante „Réforme", „fille du même temps" — selon l'expression de Marx — de violents séismes civils, ecclésiastiques se sont produits, parfois accompagnés d'abominables massacres — le rôle principal étant revenu aux masses populaires, la paysannerie pauvre et la plèbe des villes, auxquelles s'est ralliée la jeune bourgeoisie, désireuse de paix et d'ordre, à l'appui des divers intérêts des classes opprimées. Époque de convulsions idéologiques, de doctrines, de courants, de la réaction catholique, de syncrétisme savant, d'athéisme, des théoriciens monarchomaques et monarchophiles, de crises économiques et monétaires produites par l'or des conquistadors et des colonialistes européens, époque de rivalités dynastiques-interétatiques des maisons de Habsbourg, de Valois-Bourbon et de Tudor, d'assaut ottoman contre le centre de notre continent, sauvé par les victoires du Bas-Danube du prince roumain Michel le Brave.
Cependant ce sombre paysage présentait heureusement, surtout pour la France, des éclaircdes, car elle était aussi l'époque d'une „République des lettres", produisant une pléiade de penseurs, d'écrivains dans différents genres, d'artistes, d'économistes, de juristes, de jurisconsultes, dont peu appartenaient encore à la génération de Pierre de la Ramée (Petrus Ramus) et la plupart à celle de son successeur Jean Bodin, au nom latinisé Iohannes-Iohannus Bodinus (1530-1596) la personnalité la plus représentative, la plus marquante des dernières décennies du XVIe siècle.
Funding
Digitalisation and OA co-funded by the Minister of Science and Higher Education (Poland) under contract no. BIBL/SP/0091/2024/02
License
Copyright
© 1977 Wydział Prawa i Administracji UAM w Poznaniu
OPEN ACCESS