O stosunkach prawnopublicznych między Polską a Niemcami w połowie XII wieku
Okładka czasopisma Czasopismo Prawno-Historyczne, tom 25, nr 1, rok 1973
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Słowa kluczowe

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Jak cytować

Labuda, G. (1973). O stosunkach prawnopublicznych między Polską a Niemcami w połowie XII wieku. Czasopismo Prawno-Historyczne, 25(1), 25–60. Pobrano z https://pressto.amu.edu.pl/index.php/cph/article/view/50711

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Abstrakt

Cet article envisage les rapports juridiques entre la Pologne et l’Allemagne médiévale au milieu du XIIe siècle. Trois rencontres des empereurs romains scil. rois allemands avec les princes polonais méritent l’analyse: celle de Mersebourg en 1135, de Kaina en 1146 et de Krzyszkowo près de Poznań en 1157.  Une divergence d’opinions quant à l’essence des rapports juridiques polono-allemands entre le Xème et le XIIème s. existe depuis longtemps entre l’historiographie polonaise et allemande. Les historiens allemands considèrent que ces rapports dès leur début étaient soumis à la dépendance vassalique, tandis que les historiens polonais étaient d’avis que la Pologne était indépendante de l’Allemagne, et que leur rapports se réglaient dans le cadre d’une alliance inégale garantie de la partdes princes polonais par un serment de fidélité, à quoi était souvent lié le payement d’un tribut.

En 1109 le roi allemand Henri V exigea sous peine de guerre du prince polonais Boleslas Bouchetorse un tribut de 300 livres ou la mise sur pied de 300 chevaiers pour l’expédition de Rome. Quand le prince polonaise le lui refusa, la guerre éclata et elle se termina par la défaite du roi allemand. Ce n’est qu’en 1135, à la suite de divers échecs politiques, que le prince Boleslas se vit forcé à régler au niveau juridique ses rapports avec l’Allemagne. Ceci eut lieu pendant sa rencontre avec l’empereur Lotaire à Mersebourg (10 VIII — 15 VIII).

Deux sources, presque contemporaines de ce fait, nous informent de ses résultats: les Annales de Magdebourg et la Chronique de l’évêque Otto de Freisingen. Dans les Annales de Magdebourg il est question, que Boleslas Bouchetorse fit serment de fidélité, rendit un hommage vassalique à l’empereur et, en plus, porta son épée dans la procession vers l’église. La chronique de Otto de Freisingen relate que la prince polonais fut forcé de payer un tribut pour 12 ans et en plus rendit hommage vassalique de la Poméranie et de l’île Rügen, ceci renforcé d’un serment.

Les chercheurs divers, en considérant comme plus véridique le texte des Annales, soutenaint que l’hommage vassalique étandait à toute la Pologne, et le tribut dont la Chronique de Otton faisait mention se rapportait au territoire de la Pomeranie et de la Rügen. Cependant l’historien polonais C. Maleczyński (1938) démontra que la note des Annalles de Magdebourg a été faite sur le modèle de la description de l’hommage vassalique que le prince polonais Boleslas Chrobry rendit en 1013 au roi allemand Henri II des territoires de Milsco et de Lusace; il refusa donc toute crédibilité à la note des Annalles de 1135 et proposa de prendre comme base de la reconstruction des rapports juridiques en 1135 les informations del’évêque Otto de Freisingen. Dernièrement un autre historien polonais, Tadeusz Grudziński (1968), opta pour la crédibilité des Annales de Magdebourg et, tout en voulant mettre d’accord les informations contradictoires des Annales et de la Chronique d’Otton, avança la thèse que la prince Boleslas rendit deux hommages vassaliques à Mersebourg: l’un du territoire de toute la Pologne (Ann. de M.), et l’autre du terrain de la Poméranie et de la Rügen (Chronique d’O.).

Une analyse des deux relations nous renseigne, que la note des Annales de Magdebourg décrit l’hommage vassalique de Boleslas Bouchetorse, mais n’informe point à quels territoires cet hommage se rapportait; tandis que l’évêque Otto mentionne non seulement l’hommage, mais également son rapport à l a Poméranie 60 G. Labuda et à l’île de Rügen. On ne trouve aucun argument qui puisse ébranler la crédibilité de cette information. D’accord avec l’information d’Otton il faut en plus admettre que le prince Boleslas se chargea de payer au trésor allemand un tribut de 500 livres par an. On voit donc que les historiens contemporains se trompèrent en rapportant l’hommage au territoire de toute la Pologne, et le tribut au territoires de la Poméranie et de la Rügen; justement le contraire, avait eu lieu. Les historiens allemands et à leur suite de nombreux historiens polonais soutiennent, comme quoi en 1146 le prince polonais Ladislas II, alors princeps parmi les princes polonais, avait rendu hommage vassalique à Kaina au roi allemand Conrad III. Ces historiens, allemands et polonais, se réfèrent en cela à une note onnée des Annales de Magdebourg. Mais chacun peut se rendre compte, lisant  cette note de l’an 1146, que dans cette relation il n’y a nul mot d’un pareil hommage ni mention sur l'accord vassalique entre le roi Conrad III et les princes-juniors polonais après son expédition manquée contre la Pologne en août 146. Les dits princes, Boleslas et Miesco, s’étaient accordés pour payer une certaine somme d’argent (tribut?) en échange pour ce que le gouvernement du pays leur soit laissé.

Quant à la rencontre qui eut lieu à Krzyszkowo près de Poznan entre l’empereur Fréderique I Barberousse et le prince polonais Boleslas IV en 1157 les historiens  polonais comme allemands demeurent d’accord qu’en résultat de l’expedition allemande en Pologne de cette année le prince polonais fut forcé à rendre hommage vassalique à l’empereur. Toutefois l’analyse plus minutieuse des sources ne confirme pas cette conviction. Les chercheurs n’ont pas suffisemment distingués entre l’acte  de simple soumission après une défaite et l’acte de l’hommage vassalique (H. Mitteis, 1933).À Krzyszkowo eut lieu seulement l’acte de soumission. L’acte de soumission de la part de Boleslas IV. consituait le retour du rapport de fidélité entre l’Allemagne et la Pologne, ce qui se ralliait au renouvelement du tribut. Dans les sources il n’y a aucune mention concernant l’hommage vassalique de Boleslas ni du serment qui l’aurait accompagné. Nul doute pourtant que l’empereur Fréderique envisageait pour l’avenir la transformation du rapport de fidelité en rapport vassalique. l avait invité dans ce but déjà à Krzyszkowo le prince Boleslas pour une rencontre nouvelle à la cour de Magdebourg et exigeait aussitôt son secours pour l’expédition en Italie, mais le prince polonais après le retour de l’armée allemande de la Pologne esquiva cette obligation; hommage vassalique du prince Boleslas n’eut jamais lieu

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