Abstrakt
Le décès du maréchal Piłsudski en 1935 a provoqué un regroupement des forces politiques dans le cadre du groupe étant alors au pouvoir. En avril 1935 entra en vigueur une nouvelle constitution polonaise qui a abandonné les principes essentiels de la démocratie parlementaire, établis par le constitution, abolie, de 1921.
Depuis le coup d’État de Piłsudski, c’est à dire à partir du mois de Mai 1926, on a pu observer en Pologne l’augmentation croissante des influences politiques des anciens campagnons d’armes de Piłsudski. Réunis dans une fédération des „Légionnaires” ils ont occupé non pas seulement les postes les plus importants dans l'armée, mais ils sont aussi arivés à s’infiltrer dans les cadres de l’administration civile. L’auteur souligne qu’il serait toutefois erroné de parler sans restriction d’une „dictature” de Piłsudski. Il n’a pas jamais été dans les années 1926 - 1935 ni chef de l’État ni même chef du gouvernement. C’est aussi pourquoi l’auteur, pour mieux caractériser le régime de Piłsudski, cherche à établir une typologie des régimes dictatoriaux et à eux semblables
Il vient de paraître en Pologne une étude de valeur de Piotr Stawecki sur Les successeurs du Commandant — L’armée et la politique intérieure de la Il-e République 1935 -1939. L’auteur, tout en reconnaissant la haute compétence de P. Stawecki, trouve dans son ouvrage des thèse qui soulèvent la critique et qui constituent justement l’objet de l’article présent.
L'auteur insiste en particulier sur le problème des influences réellement exercées par les militaires sur le régime politique du pays et sur la place qu’avait occupée l’armée dans l’État, dans sa constitution de 1935 et dans la pratique constitutionnelle. D’après son avis il existait en Pologne depuis 1936 une diarchie, où le pouvoir était partagé entre le Président de la République (I. Mościcki) et l’Inspecteur Général de l’Armée (après la mort de Piłsudski: E. Rydz-Smigły). Si on prend encore en considération la direction de la politique étrangère on pourrait parler même d’une triarchie ou d’un triuvirat — vu le rôle particulier exercé par le colonnel J. Beck, comme Ministre des Affaires Étrangères. L’auteur examine ensuite le rôle toujours croissant du II-e Bureau de l’État Major et la participation des militaires dans la création en 1937 de cette organisation politique de l’O.Z.N. (Camp de l’Unité Nationale) qui n’est pas toutefois devenue une „monopartie”.
En conclusion l’auteur classe le régime politique polonais de cette période de 1935- 1939 comme un régime en train d’évolution vers une „dictature de la glaive” — système que l’on peut appeller „civil-militarism”
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