Abstrakt
Nous manquons jusqu’à présent d’une appréciation nettement établie des conceptions politiques du célèbre orateur. La difficulté provient avant tout les dacunes dans les sources servant de base à notre jugement critique, mais elle est due aussi à la nécessité de prendre en vue deux tendances dans l’activité de Cicéron. La première résulte des aspirations scientifiques de l’Arpinate qui désire approprier à la société romaine les conceptions grecques concernant l’état et le droit. La seconde se lie d’une manière immanente aux buts politiques visés par le grand orateur. La délimitation de ces deux domaines n’est pas chose facile, c’est pourquoi à tous ceux qui examinent la doctrine de Cicéron s’impose toujours la tâche de séparer ces parties de son oeuvre qui n’ont qu’une valeur théorique de celles qui, se liant à son activité politique, font voir ainsi ses opinions politiques personnelles. Dans l’interprétation de l’oeuvre de Cicéron De republica, ce sont surtout ses considérations generales sur le rôle du chef de l’état et son attitude personelle à l’égard des personnages concrets de la vie politique de Rome, qui font naître le plus de doutes.
La réalité imposait à Cicéron la nécessité d’adopter une attitude envers les aspirations autocratiques, toujours croissantes et devenant une puissance politique, comme celles de Pompée, défenseur apparent de la république, et de César, son ennemi déclaré. L’auteur de cet article désire prouver, en prenant pour base une riche documentation de sources, surtout epistolographiques, et une analyse critique des travaux consacrés à ce sujet, que l’attitude de Cicéron envers les usurpations autocratiques était nettement hostile. C’est cette attitude du grand orateur envers la forme politique naissante qui doit nous servir de guide dans l’examen de ces parties conservées en fragments de son oeuvre De Republica qui, se rapportent aux problèmes mentionnés et qui éveillent tant de doutes et d’opinions divergentes. On doit y examiner avant tout ces passages, ou Cicéron soumet à l’analyse la structure monarchique de l’état et la position de son chef. Qui devrait jouer ce rôle principal? L’auteur prétend que ce rôle devrait échoir à un nouvel organe de l’état, mis à la tête d’une organisation républicaine. Il serait élu également par un organe republicain une assemblée, et exercerait ses fonctions conformément à l’esprit républicain. Il constituerait donc un organe qui, tout en jouant dans l’état un rôle principal, tâcherait aussi, dans la mesure du possible, d’y maintenir l’organisation républicaine traditionnelle.
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