Abstrakt
L’auteur soutient la thèse que le brigandage (zbójnictwo), malaise particulièrement répandu dès le XVI-e siècle chez les montagnards en Petite-Pologne, constitua un phénomène de la lutte des classes où s’exprima la résistance de la population paysanne contre l’exploitation par la noblesse. Comme l’extension du brigandage assuma dans certaines régions des proportions excessivement grandes, il y fallut prendre des mesures particulières pour le combattre. De toutes façons le pouvoir des starostes, autorité compétente dans la matière, s’est démontré trop peu efficace pour supprimer le brigandage. Dans ces conditions on est arrivé à trouver des moyens spéciaux de lutte contre le brigandage. Les diétines de la noblesse des régions menacées par le brigandage ont été obligées de voter à ces fins des impôts particuliers. On arriva de cette manière à organiser une sorte des détachements militaires, composés des soudoyers (harnicy) qui, en étroite collaboration avec les starostes, étaient destinés à poursuivre le brigandage. Ce moyen, très coûteux, ne s’est point démontré suffisant: il fallut procéder à une quantité d’autres mesures qui ne le furent non plus. L’auteur en donne une analyse exhaustive.
Le brigandage de ce type subsista en Petite-Pologne jusqu’au XIX-e siècle. L’auteur n’y voit rien d’étonnant. Le brigandage constituait d’après lui une conséquence naturelle de la situation sociale et économique, extrêmement mauvaise de la population rurale, dans les régions montagneuses de la Petite-Pologne. Pour le poursuivre efficacement il aurait fallu s’attaquer directement à la cause même de ce malaise et non pas seulement à ses symptômes. Ce ne furent par conséquent que les réformes agraires de la fin du XVIII-e et du début du XIX-e siècle qui ont mis fin au brigandage de ce type.
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