La starostie dans l'administration territoriale de la Marchia Transoderana jusqu'aux débuts du XVe s.
Journal cover Czasopismo Prawno-Historyczne, volume 34, no. 2, year 1982
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Keywords

starostie
administration territoriale
Marchia Transoderana

How to Cite

Walachowicz, J. (1982). La starostie dans l’administration territoriale de la Marchia Transoderana jusqu’aux débuts du XVe s. Czasopismo Prawno-Historyczne, 34(2), 17–75. https://doi.org/10.14746/cph.1982.34.2.3

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Abstract

L'auteur parle dans son article de l'administration territoriale de la Nouvelle Marche brandebourgeoise et de la terre de Torzym, qui formaient ensemble la dite Marchiani Transoderanam. Dans la période de 1249/1250 à 1402 on reconstruisit fondamentalement l'administration de ce province. On liquida tout d'abord la châtellenie polonaise en la remplaçant par la land-mairie (de Chojna, Myślibórz-Gorzów, sur Drawa, Świdwin et Lubusz-Frankfurt sur le rivage droit d'Odra). L'évolution ultérieure, au XIVe s. sous le pouvoir des Wittelsbachs (1323 - 1 3 7 3 ) des Luxembourgs (1373 - 1402) ne liquida pas ces unités malgré qu'on changeait facilement leur forme dans le territoire. Les sources connaissent 22 territoires appelés terra ou advocatia qui, en changeant leur configuration, entraient dans les cadres des districts de land-mairies. La starostie ultra Oderam, qui embrassait en surplus de land-mairies toutes les terres brandebourgeoises sur l'Odra moyenne et Warta inférieure, se forma dans les temps de Louis Ier Agé (en principe après l'inspection de 1337).

Dans la période le la dynastie ascanienne jusqu'en 1319/20 les land-maires (advocati) fondes de pouvoir judiciaire, d'administration de finances, de l'ordre général et militaire, exercaient les fonctions des employés locaux de Brandebourg ultra Oderam. Vu le progrès de la féodalité du pays, le développement du mouvement de donation et d'exemption des charges ainsi que la maîtrise, au XIVe s. des land-mairies par des familles puissantes, la Marche se trouva en présence de la reforme de l'apparat territorial pour sauver ce qui ne fut pas encore emporté comme butin par des états. Ce fait coïncida avec l'extinction des Ascaniens (1319//1320) et la prise en possession de l'électorat par les familles de Wittelsbachs en 1323 et de Luxembourgs en 1373. Les nouveaux souverains s'intéressaient beaucoup plus aux affaires du sud que du nord et séjournaient souvent hors de Brandebourg. Ils se faisaient alors remplacer par des régents de confiance qui exercaient le pouvoir au duché pendant leur absence. Au degré du province le pouvoir était attribué aux starostes. Il était pareil à celui des land-maires, mais sur un territoire plus large et dont le domaine était plus important. Les starostes avaient au surplus l'autorisation du contrôle et de la surveillance en face de land-maires. Ils étaient les régente du pouvoir, Depuis la moitié du XIVe s. la liberté des starostes en Marchia Transoderana fut gênée par le conseil composé des représentants de la chevalerie et des villes.

Aussi bien le land-maire (advocatus) que le staroste (capitaneus) étaient des fonctionnaires nommés par le margrave. La nomination prenait parfois la forme de la mise en gage ou entre les mains fidèles. Cela permet de supposer que le candidat effectuait une prestation pécuniaire en faveur de la Marche qu'on décomptait ensuite. Aux moments difficiles pour le régnant, en 1319 (litige de la succession) et en 1349 (affaire de Valdemar Imposteur) furent délivrés les documents qui accordèrent à la chevalerie le droit de conseil et consentement en question de la nomination et garantissant que seulement l'indigena peut être nommé. Dans la pratique nominative, cependant, nous n'avons pas trouvé de traces de consultations avec des états en questions susdites; aux postes de starostes, d'en dehors de Terra Transoderana, furent nommés p. ex. Günther comte de Schwarzburg, Bodo Castollowitz, Jean Wartenberg et les autres. C'était plutôt la situation effective qui limitait le souverain dans sa politique de nomination, l'endettement de margrave etc. Lorsqu'on privait un fonctionnaire de son office on devait faire avec lui les descomptes de sa mise de fonds, de ses dépenses, ses dommages etc. Dans ce but une commission était spécialement appelée. Elle était composée des hommes de confiance de la Marche et du margrave. Les descomptes, parfois bien accablants, étaient aussi appliqués à l'égard de parents et héritiers des fonctionnaires. En dépit de ces inconvénients les périodes pendant lesquelles les personnes particulières exercaient les fonctions étaient assez courtes et depassaient rarement cinq ans.

La starostie qui concentrait entre les mains d'un seul fonctionnaire la totalité d'autorisations de la marche en Terra Transoderana, était un novum essentiel introduit au XIVe s. à la structure de l'administration territoriale de Brandebourg, par les Wittelsbachs et les Luxembourgs. Ce novum possédait beaucoup de ressemblances avec les dissolutions d'organisation bavaroise, tchéque et aussi polonaise de la période de postimmunité.

 

https://doi.org/10.14746/cph.1982.34.2.3
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