Abstract
La recherche basée sur l'analyse des livres judiciaires ruraux permet d’attribuer aux procès contre la sorcellerie quelques traits caractéristiques. Tant la partie plaignante que la partie défendante appartenaient à la paysannerie. La procédure judiciare appliquée dans un procès de sorcelleries était proche de celle du procès à l’action; elle consistait à présenter par le plaignant des témoins ou bien des preuves de culpabilité de l'accusé. Le serment seul prêté par le plaignant et le „jugement de Dieu” sous forme de plongement semblent ne pas avoir de valeur d'une preuve convaincante. Par contre, le serment jouait un rôle important comme la preuve de l’innocence de la partie défendante. Les peines infligées étaient relativement légères; seulement un procès finit par condemnation au bûcher, et Ton avait eu recours au plongement dans deux autres cas. La cour - prononçant des peines assez légères - se laissait conduire par la volonté de rétablir la essentielle pour toute coopération sociale d'une commune, c'est-à-dire, le principe de bon voisinage. La sorcellerie équivalait aux querelles aux yeux des juges. Le caractère nettement moins sanglant que dans le cas des villes d'alors des procès de sorcellerie devant les cours rurales résultait ausssi du fait, que ces procès ont eu lieu entre les gens à position sociale et juridique pareille, ce qui était propice au solidarisme de groupe.
Funding
Digitalisation and OA co-funded by the Minister of Education and Science (Poland) under contract no. BIBL/SP/0002/2023/1
License
Copyright
© by Faculty of Law and Administration, Adam Mickiewicz University, Poznań, 1997
OPEN ACCESS