Abstract
Le concept de combat civil a été employe en Pologne sous l’occupation nazie pour opposer le combat mené sans armes à celui avec des armes. En Pologne, l’activité du mouvement de résistance était, pour son étendue, la plus grande en toute Europe occupée par Hitler, en représentant un ensemble des structures clandestines défini comme l’Etat clandestin. Dans 1’historiographie européenne, on emploie les termes de „résistance civile” ou de „civil disobedience” qui ne sont pas, toutefois, adequats à la nature de la lutte engagée par la société polonaise contre l’occupant hitlérien (et aussi celui soviétique).
L’auteur analyse le problème de la définition du concept de combat civil, présente la naissance et le développement des structures de conspiration dirigeant le combat civil au sein de l’Etat clandestin, et esquisse les plus importants types du combat civil. Le Combat civil était une résistance sociale (active plutôt que passive), spontanée ou bien dirigée, se rapportant, en principe, aux actions intentées sans recours aux armes. La démarcation entre le combat armé et le combat civil n’était pas souvent facile à faire. Les directions les plus importantes du Combat civil étaient: (1) actions de sabotage dans le domaine non-économique („petit sabotage”); (2) combat civil dans le domaine de l'économie; (3) assistance sociale (dont l’assistance à la population juive, exterminée par l’occupant nazie); (4) presse, propagande et information clandestines; (5) enseignement et activité scientifique, culturelle et artistique clandestins; (6) administration de la justice clandestine; (7) travaux orientés vers le futur (préparation et planification des actions et structures pour le moment de la restitution de l’indépendance).
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