Abstract
Récemment disparu Wacław Szubert (1912-1994), professeur du droit de travail à l’Université de Łódź, membre de l’Académie Polonaise des Sciences, président (et ensuite président honoraire) de l’Association Internationale du Droit de Travail et de la Sécurité Sociale, membre de l’Académie Internationale du Droit Comparé à Hague, de l’Académie Finnoise et d’autres sociétés savantes, docteur honoris causa de quatre universités, se distinguait par la largesse de ses intérêts scientifiques. Parmi les domaines auxquels il a consacré son attention et ses efforts une place de choix appartient à l’histoire des institutions du droit de travail et de la sécurité sociale. Il partait de la conviction que la compréhension du droit positif exige aussi la connaissance de son développement antérieur. Cette conviction trouva son expression dans sa thèse de doctorat qui traitait de l’histoire des assurances en cas du chômage en Angleterre (1936) et l’étude sur les assurances des accidents du travail dans la perspective historique (1950). Ces travaux coïncidaient avec les études consacrées au droit en vigueur.
La première moitié des années 50-tes n’était pas propice aux études objectives du droit positif. Pour conserver son autonomie W. Szubert se consaeza à l’histoire de la pensée sociale du XIXe siècle. On lui doit une monographie du Frédéric Skarbek (1792-1868) – économiste, juriste, historien, homme d’Etat, auteur entre autres de la Théorie des richesses sociales, publiée premièrement en français (2. vol. 1829) et présentant la doctrine libérale adaptée aux exigences du pays.
Après l’octobre 1956 W. Szubert est revenu au droit positif, s’occupant paralèllement d’histoire. Dans les dernières années de sa vie il a redigé et publié quelques études consacrées à l’organisation et aux travaux du Département de Travail et d’Assistance Sociale des pouvoirs clandestins polonais sous l’occupation allemande dans les années 1940-1945. Ces études, qui précédaient la rédaction d’un livre, malheuresement inachevé, ont la valeur d’une témoignage oculaire car a l’époque W. Szubert était engagé dans la conspiration, en particulier en préparant les actes législatifs pour les pouvoirs polonais après la libération.
Une place remarquable dans l’oeuvre de W. Szubert occupent les réflexions sur la place de l’histoire dans les sciences sociales. Répondant à une enquête il écrivait: „Nous tous, non seulement les représentants des sciences juridiques, mais de toutes les sciences sociales, sommes immergés dans l’histoire, sommes liés avec le passé et par nos travaux enrichissons ses acquis”. Voici la réponse, documentée par le travail de près d’une soixantaine d’années, d’un savant, qui sût lier la science sur le passé avec l’étude de la contemporaneité et la projection du futur.
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