L'admissibilité des langues propres des minorités religieuses sous la Deuxième République de Pologne
Journal cover Czasopismo Prawno-Historyczne, volume 48, no. 1-2, year 1996
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Keywords

minorités religieuses
langue minoritaire
église catholique de rite grec
Deuxième République de Pologne
Église orthodoxe

How to Cite

Ogonowski, J. (1996). L’admissibilité des langues propres des minorités religieuses sous la Deuxième République de Pologne. Czasopismo Prawno-Historyczne, 48(1-2), 89–117. https://doi.org/10.14746/cph.1996.48.1-2.6

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Abstract

Traditionellement en Pologne c’est l’Eglise catholique qui groupe la plupart des Polonais. Sous la Deuxième République de Pologne (1918-1939) selon leur documents de naissance presque tous les Polonais étaient catholiques. La Constitution de 1921 prévoyait pour la religion catholique une place „principale parmi les confessions égales devant la loi”. Les minorités religieuses — y comptant plus de 3 millions des croyants de l’église catholique de rite grec — constituaient quand même presqu’un tiers de la population, c’est — à dire plus de 10 millions d’habitants.
Parce que presque tous les Polonais, sinon en pratique — du moins formellement, appartenaient à l’Eglise catholique, il en va de soi que membres d’autres confessions différaient aussi par leur origine nationale, et — par conséquent — par leur langue maternelle. Mais la langue polonaise jouissait du rang de la langue officielle, ce qui posait à l’ordre du jour une question litigieuse de reconnaissance de ce rang par les minorités religieuses d’une part et, d’autre part, de l’admissibilité des langues propres des organisations religieuses minoritaires dans les contacts avec les autorités et les offices d’Etat, dans l’administration interne de communes religieuses, dans l’enseignement de la religion dans les écoles publiques, dans les sermons, les éditions et les publications, surtout dans les organes officieles des communautés, aussi sur leurs sceaux
Or, parmi les 10 millions de citoyens quo appartenaient aux minorités religieuses, on peut mentionner 3 grandes confessions, chacune comptant plus de 3 millions de croyants.
La première d’entre elles est l’église catholique de rite grec. Quoiqu’elle — comme l’église romaine et l’église arménienne — constituait un parti intégral de l’Eglise catholique, elle était dans la Pologne d’entre-deux-guerres toujours considérée comme une minorité, d’abord à cause de la nationalité de ses croyants qui était ukrainienne, et ensuite à cause de son antagonisme envers l’Etat. Cet antagonisme se faisait visible aussi dans la matière de langue. Jusqu’à la fin de l’existence de l’Etat polonais l’Eglise uniate (non utilisé couramment) refusait à rédiger les actes de naissance, de mariage etc. en une langue autre que ukrainienne, ce qui les autorités d’Etat n’ont jamais accepté.
Il faut souligner, que dans la Pologne d’entre-deux-guerres-sauf pour le territoire appartenant avant 1918 à l’Etat prussien — le service public chargé de dresser les actes constatant l’état civil n’existait pas et les registres étaient dans la gestion des communautés religieuses. Ceci veut dire que les documents religieux jouissaient de la valeur des documents publics.
L’Eglise orthodoxe (russe) comme ses confesseurs de différents groupes nationaux car les langues maternelles de ses croyanta étaient l’ukraïnien, le bélorusse, le russe, le polonais et le tchèque. Les Ukrainiens et les Bélorusses dominaient de loin, mais c’était la langue russe qui dominait dans la vie de cette Église, dans son administration, sa catéchisation etc. Peu à peu, le rôle de la langue russe diminuait pour être remplacé par les langues ukrainienne et, partiellement, polonaise. Cette dernière était fortement appuie par les autorités.
La dernière parmi les minorités de plus de 3 millions de fidèles, c’était la minorité mosaïque c’est-à-dire les juifs. Le yiddish, la langue la plus repandue parmi les Juifs de l’Europe centrale, occupait le premier rang dans leurs communes. La langue polonaise y était aussi présente. Mais on commençait à y introduire également l’hebreu, la langue qui jusque là n’était présente que les livres sacrés et dans la liturgie de synagogue.
En autre l’auteur décrit le problème des langues dans les Eglises: protestante d’Augsburg, protestante-uniate, orthodoxe de rite ancien et dans les communautés non chrétiennes, telles que karaïmes et musulmans. A l’exception de L’Eglise protestante-uniate, la situation juridique de toutes ces églises et communautés religieuses était reglée par les actes legislatifs émanants de l’Etat Polonais d’entre-deux-guerres, Etat dit aussi la Deuxième République de Pologne.

https://doi.org/10.14746/cph.1996.48.1-2.6
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