Abstract
Les mouvements antiféodaux paysans aux traits communs avec une véritable révolution rurale, en plein féodalisme, exercèrent une emprise sur l'ordre juridique domanial en Silésie. Les paysans s'élevaient contre la légalisation de l'exploitation, imposée en dehors de la loi, contre l'oppression et l'intensification de la répression. A l'échelle de l'Etat leur influence sur la formation de l'ordre juridique était moindre, mais conduisait dans le même sens. Au siècle des Lumières l'importance des règlements domaniaux déclina. La législation mise en place par l'Etat se transforma au profit de la paysannerie en raison de l'intérêt fiscal et militaire de l'Etat — et non pas de la lutte antiféodale des terriens. Pourtant, la résistance des propriétaires féodaux ne permit d'introduire ces modifications. A la fin du XVIIIe et au commencement du XIXe s. l'intensification de la lutte des paysans silésiens ouvrit la voie aux réformes, qui trouvèrent leur place dans l'ordre juridique en vigeur. Au début ce n'étaient que des demi-mesures, mais en 1806 elles furent réalisées avec un esprit de continuité au temps des réformes et cela sans aucun doute sous l'influence de l'insurrection paysanne en Haute-Silésie (1810-1811). Toutefois on ne peut pas considérer les réformes paysannes (et le droit en vigeur), effectuées à l'époque du Printemps des peuples en 1848. comme conséquence directe des mouvements paysans. Elles furent l'un des résultats de la révolution démocratique et bourgeoise de cette époque.
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