Abstract
Suivant les fondateurs de l’archéologie juridique, moderne, Charles von Amira et Claude von Schwerin, l’auteur considère comme les traits caractéristiques des monuments d’archéologie juridique leur fonction liée à la constitution et à la réalisation des règles juridiques. En résultat, l’auteur classe parmi les monuments d’archéologie juridique non seulement des objets matériels (lieux, bâtiments, outils et mobilier) mais aussi des symboles de droit et des signes, vêtements et parures officiels et aussi des formes du rite de droit. La systématisation de ces monuments proposée par l’auteur correspond en principe à la systématisation des fondateurs de ce domaine de la science, cependant elle a été élargie et dans beaucoup de points corrigée.
Le cadre chronologique des recherches est différent pour chaque pays, car on peut les entreprendre seulement à partir de l’apparition de l’État et du droit dans un pays donné. On peut considérer comme limite finale pour la Pologne et pour la France la fin du XVIII siècle. Les sources de notre branche de la science constituent surtout des objets d’archéologie juridique eux-mêmes (monuments), de même que leurs représentations plastiques (tableaux, sculptures), illustrations des manuscrits, les sources écrites, enfin pour étudier la toponymie les dénominations topographiques elles-mêmes. La tâche de l’archéologie juridique consiste dans le rassemblement des monuments, dans leur description et systématisation, dans l’établissement de leurs ensembles, dans la recherche des rapports éventuels entre l’apparition de certains types des monuments (objets) et l’influence de certains systèmes de droit, dans la réponse aux questions posées par l’histoire de droit, dans la solution des problèmes qui peuvent surgir en train d’étudier et d’élaborer des sources et enfin quant au domaine de l’enseignement universitaire l’archéologie juridique sert à faciliter aux étudiants l’appropriation des notions juridiques.
L’archéologie juridique atteint ses buts par l’application des méthodes appliquées par l’histoire et par les sciences auxiliaires de l’histoire mais il faut aussi tenir compte de la nécessité de se servir des méthodes techniques. Quant au caractère de notre branche de la science, l’auteur, contrairement aux opinions de ses fondateurs la considère comme une science auxiliaire de l’histoire du droit et comme sa partie également. L’archéologie juridique coopère avec de nombreuses disciplines historiques. En pratique on aperçoit cependant une confusion causée par ce que les représentants des certaines sciences paraissent ignorer le sujet particulier de l’archéologie juridique. Cela concerne surtout l’ethnographie juridique (folklore juridique) et l’histoire de la culture matérielle. Un aperçu sommaire de l’état des recherches dans les différents pays d’Europe montre qu’elles sont le plus dévelopées en Allemagne où de la phase du rassemblement des matériaux on a déjà passé dans beaucoup de cas aux études monographiques. Les études paraissent cependant moins avancées dans la science française, belge, anglaise et italienne. C’est seulement la Suisse qui pour faire des recherches d’archéologie possède un centre de recherches spécial (Forschungsstelle für Rechtssprache, Rechtsarchäologie und Rechtliche Volkskunde à la faculté de droit de l’Université à Zurich).
Dans certains pays, entre autres en Pologne, on a fondé des collections des photographies et de la documentation des monuments d’archéologie juridique. Les tâches des plus importantes pour l’avenir le plus proche c’est de dresser un inventaire les monuments existant et aussi de ceux qui ont déjà disparu, par des enquêtes dirigées à leurs propriétaires en vue de l’élaboration sur la base des matériaux rassemblés d’un catalogue et d’un atlas des monuments. Ensuite il est nécessaire de faire des recherches des traces des monuments immatériels dans les sources écrites, de rassembler les sources iconographiques et de préparer une liste des noms topographiques ayant une valeur pour archéologie juridique. Ensuite on pourra procéder aux études monographiques concernant les types particuliers des objets ou de leurs ensembles et en fin aux études synthétiques ayant égard amplement aux méthodes comparées en échelle au moins européenne. Comme une nécessité urgente parait l’introduction dans les bibliographies d’histoire du droit et d’histoire d’une nouvelle section concernant l’archéologie juridique. Il semble aussi qu’il est déjà l’heure pour envisager une coordination des recherches dans le domaine de l’archéologie juridique en échelle internationale, pour mettre à pied un comité international ou une autre institution internationale d’archéologie juridique.
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