Sur la périodisation de l’histoire des institutions et du droit en Silésie à l’époque féodale
Journal cover Czasopismo Prawno-Historyczne, volume 20, no. 1, year 1968
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Keywords

diète silésienne
absolutisme habsbourgeois et prussien
administration et réformes prussiennes (1815)
période du démembrement féodal
Silésie

How to Cite

Orzechowski, K. (1968). Sur la périodisation de l’histoire des institutions et du droit en Silésie à l’époque féodale. Czasopismo Prawno-Historyczne, 20(1), 53–69. https://doi.org/10.14746/cph.1968.20.1.03

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Abstract

Une monographie de l’histoire des institutions et du droit d’un territoire qui ne constitue pas un ensemble homogène et souverain, n’est justifié que là où cette histoire possède son propre développement et ses traits essentiellement particuliers. Quant à la Silésie, cette particularité (d’abord par rapport à l’état polonais, puis tchèque, autrichien et enfin — à l’état prussien) se manifestait depuis le deuxième quart du XIVe siècle jusqu’à 1815; et la future synthèse ne devrait pas dépasser ces limites.

Nous proposons pour ce temps une division en quatre périodes. La première, dite celle du démembrement féodal, remonte à 1327 et dure jusqu’au gouvernement effectif de Mathie Korwin, c’est à dire jusqu’à l’année 1469. Elle se caractérise par le démembrement de la Silésie en principautés, accentué en plus par des relations féodales séparées de chacune d'elles avec la Couronne Bohémienne. La société dans les principautés est déjà stratifiée en états; néanmoins il n’y a pas encore a cette époque d'organes généraux pour la Silésie toute entière; surtout il n’y a pas d organe représentatif. Nous proposons d’appeler la deuxième période celle de la prépondérance de la Diète Silésienne. C’est la défaite à la Montagne Blanche en 1620 qui met fin à cette époque. Au cours de ces 150 années, la Silésie constitue déjà une entité politiquement unie, quoique dépourvue de souveraineté. Elle possède ses organes centraux (la diète, le staroste général, l’office général de fisc) au caractère d’exclusivité d’états où l’influence des états est encore dominante. Ces institutions, surtout la diète, s’élèvent au rang des partenaires presque égaux du monarque dans la politique intérieure en Silésie. Pour éviter la confusion, nous ne proposons pas d'appeler cette période celle d’états, étant donné que la société silésienne était, avant et après, également stratifiée à cet égard.

Après 1620, jusqu’à 1815 la Silésie se trouve sous les gouvernements absolus, ce qui avait une influence décisive sur la formation de ses organes et sur leur rapport au pouvoir central. Toutefois, il y a des différences essentielles entre les formes de l’absolutisme autrichien et prussien et c’est pourquoi il est indispensable (d’ailleurs conformément à l’opinion répandue dans la littérature du sujet) de distinguer ici deux périodes séparées par le moment de la transition de la Silésie sous le pouvoir de la Prusse. La première période (1620—1740), dite celle de l'absolutisme habsbourgeois se caractérise par la persistance des formes et des institutions d’états, d’ailleurs privées entièrement d’importance. La dernière période (1740—1815) c'est l'époque de l’absolutisme militariste prussien où les institutions de la Silésie ont été rendues semblables aux formes adoptées par la monarchie des Hohenzollern, tout en gardant plusieurs traits distinctifs essentiels (le ministre provincial). Elle se termine par la grande réforme de l’administration de la Prusse et par sa complète uniformisation après les guerres napoléoniennes.

https://doi.org/10.14746/cph.1968.20.1.03
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