Abstract
Les rapports entre les paysans et leurs seigneurs présentaient beaucoup de diversité dans les différentes provinces qui formaient l'Illyrie napoléonienne. Ils étaient régis par une mosaïque campliquée des lois autrichiennes, vénitiennes, des usages et des coutumes locaux. Dans la partie autrefois autrichienne des Provinces Ulyriennes les réformes de Marie Thérèse et de Joseph II ont introduit dans ces rapports un élément d'instabilité qui se traduisait surtout sur le plan psychologique: ni les paysans ni les seigneurs ne pouvaient désarmais les considérer comme immuables.
L'administration française de l'Illyrie a laissé intact le régime agraire existant avant la domination française afin de ne pas provoquer le mécontentement de la noblesse terrienne. Dans cette situation l'introduction du code civil et de la législation fiscale française, uniforme et ne tenant pas compte de différences existant dans les Provinces, a semé la confusion et créé de nouvelles tensions sociales et politiques.
Les dangens de cette politique étaient aperçus par les intendants des provinces, mais passés sous silence dans la correspondance de l'intendant général et du gouverneur général avec Paris, ce qui créait un état de désinformation permanente au centre de disposition politique et administrative de l'Empire.
Funding
Digitalisation and OA co-funded by the Minister of Science and Higher Education (Poland) under contract no. BIBL/SP/0091/2024/02
License
Copyright
© 1980 Wydział Prawa i Administracji UAM w Poznaniu
OPEN ACCESS