Abstrakt
Le diocèse de Chełm, qui se trouvait en 1815 dans les limites des frontières de la Pologne du Congrès, constituée comme Royaume au Congrès de Vienne en 1815, était (après la cassation en 1839 des diocèses gréco-uniates sur les terres de Lithuanie et de la Russie Blanche) le seul diocèse du rite gréco-uniate qui fut sous la domination du tsar de Russie.
Dans le Royaume de Pologne du Congrès l’administration des confessions appartenait au début (jusqu’à l’année 1832) à la Commission Gouvernementale des Cultes et de l’Instruction Publique, plus tard à la Commission Gouvernementale de l’Intérieur et des Affaires Ecclésiastiques. Dans ces deux commissions les affaires du Diocèse de Chełm au rite gréco-uniate étaient gèrées jusqu’à 1840 conjointement avec les affaires de l’Eglise catholique de Rome. Celé provenait de ce que l’Eglise gréco-uniate était officiellement traitée comme un rite, appartenant autant que le rite latin, à la confession catholique de Rome.
En 1840 on forma au sein de la Commission Gouvernementale de l’Intérieur et des Affaires Ecclésiastiques une cellule spéciale — l’Administration des Intérêts du Rite Gréco-Uniate, qui était dirigée par un fonctionnaire laïque. En même temps on créa dans cette Commission un poste d’assesseur du clergé gréco-uniate. Cet état de choses fut maintenu en principe jusqu’au commencement des années 60tes du XIX siècle.
En 1861 on recréa dans la Pologne du Congrès la Commission Gouvernementale des Cultes et de l’Instruction Publique, et Alexandre Wielopolski en fut nommé le Directeur Général. Son projet concernant l’organisation de la Commission prévoyait la formation dans son sein d’un Conseil Ecclésiastique commun pour les deux rites: latin et gréco-uniate. Cette conception ne passa pas à St. Petersbourg et l’ukase du 27 décembre 1861 signé par le tsar sépara absolument l’administration des affaires gréco-uniates de celles du rite catholique de Rome. En même temps ce décret modifia diamétralement le statut juridique du rite gréco-uniate en introduisant le terme de „confession” pour le définir en le traitant comme une confession distincte de la confession catholique de Rome. Les décisions de ce décret provoquèrent de nombreuses protestations du clergé gréco-uniate.
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