Przywileje Gdańska z okresu wojny 13-letniej na tle przy­wilejów niektórych miast bałtyckich
Okładka czasopisma Czasopismo Prawno-Historyczne, tom 6, nr 1, rok 1954
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Słowa kluczowe

Gdańsk
privilèges urbains
guerre de Treize Ans
villes hanséatiques
autonomie municipale
relations entre villes et pouvoir féodal

Jak cytować

Cieślak, E. (1954). Przywileje Gdańska z okresu wojny 13-letniej na tle przy­wilejów niektórych miast bałtyckich. Czasopismo Prawno-Historyczne, 6(1), 61–122. https://doi.org/10.14746/cph.1954.1.04

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Abstrakt

Le problème des larges privilèges reçus par Dantzig pendant la guerre de treize ans a été déjà l’objet des études des savants polonais et allemands. Jusqu’ici on a fait cela d’une façon trop isolée ne traitant ce problème que comme specifique et unique pour les relations entre la Pologne et Dantzig. Pourtant on peut supposer que ce n’était qu’un phénomène du problème plus général d’élargissement des privilèges des villes à un certain moment du développement de la féodalité. Il semble que la méthode comparative soit le meilleur moyen pour démontrer la justesse de cette thèse.

Au cours du XV s. le problème des villes devient de plus en plus important. Cela s’attache au développement constant de l’économie monétaire. L’argent accumulé dans les villes devient une arme très efficace pour améliorer la situation politique des villes qui profitant des difficultés pécuniaires des féodaux élargissent leurs privilèges à l’aide de l’argent. Cette situation s’est agravée par les changements dans le domaine militaire dans le sens d’une crise de la force armée féodale et son remplacement par les mercenaires.

Tous ces changements ont eu lieu aussi en Pologne, mais on peut y observer certains phénomènes specifiques comme la domination de la noblesse restée intacte et même devenue plus forte au cours de la guerre de treize ans, le manque de nombreuses villes assez fortes pour devenir pour le roi un moyen d’une politique contre les féodaux.

La situation se présentait autrement en Prusse, l’incorporation de laquelle constituait la cause de la guerre. Ici les villes malgré la politique de l’ordre teutonique peu favorable à leur développement étaient puissantes grâce à leur participation au commerce hanséatique et aux échanges commerciaux avec la Pologne, la Lituanie, la Hongrie et la Silésie. La puissance économique des villes prusses a leur permis de s’opposer au gouvernement de l’ordre teutonique en créant avec la noblesse l’Association Prusse et demandant l’incorporation de la Prusse à la Pologne. Cette décision a été dictée par les intérêts de classe de la noblesse et de la riche bourgeoisie des villes, les deux privées par les chevaliers teutoniques de toute influence sur le gouvernement et opprimées par eux. L’espoir de trouver dans le cadre du royaume de Pologne une situation complètement différente et en tirer des grands profits constituait la cause fondamentale de cette décision. Tout cela nous explique la ferveur avec laquelle les villes prusses, malgré les divergences nationales, ont appuyé le roi de Pologne pendant toute la guerre. Cet appui consistait non seulement dans l’aide militaire mais aussi financière. Surtout les sources pécuniaires de Dantzig ont souvent permis au roi de resoudre les difficultés financières. En contre-partie Dantzig a reçu des larges privilèges dont la comparaison avec des privilèges de Lubeck, Stralsund et Stettin (Szczecin) fait l’objet de cette étude.

L’auteur dans une analyse détaillée compare les privilèges de Dantzig du temps de la guerre de treize ans avec les privilèges des villes nommées ci-dessus. Cette analyse se poursuit selon les problèmes suivants: 1. les privilèges législatifs, 2. les privilèges commerciaux et douaniers, 3. les droits du souverain envers la ville, 4. le territoire et les possessions des villes, 5. les problèmes maritimes, 6. les droits de monnayage, 7. la situation des villes nommées dans le cadre de l’organisation féodale de l’Etat.

Cette large analyse des droits et privilèges des villes choisies forme pour l’auteur la base de ses conclusions. Elle démontre d’abord que dans toutes ces villes nous nous trouvons en présence des mêmes problèmes. Dans le domaine législatif les villes ont essayé de recevoir de leurs souverains le droit d’émettre les lois municipales. Stralsund, Lubeck et Dantzig ont atteint ici le plein succès. La plus grande indépendance dans l’exercice de la justice fut attribuée à Lubeck. Cette ville se libéra le plus tôt de toute influence de son souverain sur l’exercice de la justice en écartant le prévôt nommé par le souverain. Stettin (Szczecin) n’a pas pu atteindre le même succès. La situation analogue mais plus favorable existait à Stralsund qui au milieu du XV s. détenait en gage de son prince l’office du prévôt et finalement le racheta en 1488. La situation de Dantzig n’était pas tellement favorable. Cette ville n’a pas pu se libérer de l’influence sur la juridiction urbaine de l’officier nommé par le roi de Pologne jusqu’ aux partages de ce pays. Il faut souligner que la nomination de cet officier nommé par le roi parmi les huit candidats, membres du conseil de ville de Dantzig, présentés par ce conseil, assurait au roi une influence plus grande sur cet office qu’aux souverains de Stralsund et Stettin (Szczecin) sur les prévôts urbains qui étaient les offices héreditaires.

Les villes Lubeck, Dantzig et Stralsund ont reçu des pouvoirs juridiques spéciaux en dehors de leurs territoires et possessions leur permettant de poursuivre en correctionnel les pirates et tous les malfaiteurs et assurer ainsi la sécurité des routes commerciales. Les plus larges pouvoirs territoriaux dans ce domaine furent attribués à Lubeck. Les privilèges de non evocando de Lubek, Stralsund et Dantzig étaient plus importants que ceux de Stettin (Szczecin).

Pour toutes les villes prises en considération dans cette étude, comme pour les grands centres commerciaux, les privilèges commerciaux et douaniers posgrands succès. Les privilèges lui donnés concernaient le territoire du large royaume de Pologne et Lituanie, tandis que les privilèges de Stralsund et Stettin (Szczecin) ne valaient que pour les principautés relativement petites et même ceux de Lubeck étaient en général limités à la principauté de Saxonie.

Toutes les quatre villes ont enregistré des importants privilèges douaniers. Sans contestation la situation de Lubeck était ici la plus favorable, tandis que Dantzig ne pouvait régler discretionnement que les impôts urbains et l’introduction des douanes et taxes maritimes dépendait de la permission royale.

Il est nécessaire de souligner que les privilèges commerciaux et douaniers reçus par les quatre villes constituaient seulement une fraction de tous privilèges de ce genre reçus par elles des différents féodaux.

Les obligations des villes envers leurs souverains variaient assez fort. Lubeck et Stralsund ne prêtaient que l’hommage et payaient un tribut annuel. Les obligations des Stettin (Szczecin) et Dantzig étaient plus larges. On a obligé le dernier à promettre de construire pour le roi et sa cour un hôtel et les héberger aux frais de la ville pendant trois jours par an.
Dantzig a eu à resoudre un problème territorial particulier. Il s’agissait de l’unification des trois et même quatre différentes communes urbaines de Dantzig. Ce résultat fut accordé par les privilèges du roi de Pologne.

Toutes les quatre villes étant les grands ports maritimes attribuaient une importance particulière aux privilèges maritimes. Surtout les succès de Lubeck et Stralsund dans ce domaine étaient impressionants. Les droits de Dantzig subissaient ici des différentes limitations du côté du pouvoir royal comme p. ex. le droit d’ouvrir ou de fermer la navigation dépendait non seulement de la décision du conseil de ville de Dantzig, mais aussi de la volonté du roi ou de son représentant. On ne trouve pas des pareilles clauses aux privilèges des autres villes surtout de Lubeck et Stralsund.

Lubeck, Stralsund, Stettin (Szczecin) et Dantzig ont su obtenir des importants droits de monnayage, mais Lubeck depassa sans doute Dantzig dans ce domaine.

Cette étude comparative des privilèges de Dantzig du temps de la guerre de treize ans permet à reviser la soi-disant exceptionnelle indépendance de Dantzig du roi de Pologne. Elle nous démontre d’abord qu’à un moment d’évolution des relations féodales la tendance des villes à recevoir et à élargir leur degré de l’indépendance est un phenomène normal et commun. De plus nous pouvons constater sur la base de cette comparaison que le degré de dépendance de Dantzig et la protection des droits et intérêts du roi de Pologne y ont été assurés d’une manière plus efficace que les droits des souverains de Lubeck et Stralsund. Même la situation juridique de Dantzig ne variait pas trop de celle des autres grandes villes de Prusse comme Toruń et Elbląg. Dantzig a pu jouer un rôle exceptionnel au cours de l’histoire de Pologne grâce non seulement aux privilèges reçus mais aussi grâce à l’évolution sociale et économique de la Pologne, défavorable et même désastreuse pour les autres villes, et ensuite grâce à sa situation géographique. Ces trois facteurs ont donné à Dantzig le presque monopole du commerce maritime de l’Etat polonais et mettaient les marchands de Dantzig de plus en plus en relations commerciales non avec les autres marchands polonais mais avec la noblesse vendant les produits provenants de l’exploitation de classe des paysans. Dans des conditions pareilles, comme l’a démontré K. Marx, les marchands faisaient des gains exceptionnels et les échanges commerciales devenaient une sorte d’exploitation du pays peu développé économiquement. D’où la richesse de Dantzig acquise aux dépens du développement économique de la Pologne.

Pour tirer des conclusions à peu près complètes de la comparaison faite il faut indiquer les principales sources et causes d’acquisition par les villes de tels larges privilèges. Certes des difficultés financières en constituaient une des causes principales. Les revenus normaux ne suffisaient pas aux féodaux et souverains. Ils en cherchaient des sources exceptionnelles et ne pouvaient les trouver facilement que dans les villes possédant des grands capitaux accumulés. Au cours de cette étude nous avons eu l’occasion d’étudier des nombreux cas de mise en gage ou de la vente, souvent camouflée, des offices, privilèges judiciaires, de monnayage, douaniers, maritimes et même des châteaux, des fortifications et de la force armée aux villes par les féodaux. Ils profitaient des luttes sociales dans les villes pour s’y mêler et rançonner ces dernières. Et pourtant il est sûr que les documents reflètent le rôle joué par l’argent dans toutes ces transactions d’une façon amoindrie.

Il serait injuste et contraire à la méthode du matérialisme historique de vouloir expliquer le problème des larges privilèges des villes rien que par les questions financières. On peut en citer des nombreuses causes. Ici il suffit d’indiquer les plus importantes. Le développement économique et démographique des villes, la construction des puissantes fortifications urbaines, la possibilité d’augmenter son potentiel militaire à l’aide de l’argent, tout cela jouait un rôle important dans les relations entre la ville et son souverain et pouvait être mis à son service ou contre lui. L’histoire de Dantzig, Stralsund, Stettin (Szczecin) et Lubeck nous fournit des nombreux exemples du rôle important joué par ces villes dans les luttes militaires et politiques. Elle démontre l’accroissement graduel de leur indépendance. Les villes reprennent aux féodaux une position après l’autre. Cette évolution avait un caractère général et se basait sur l’accroissement constant de la force économique des villes.

En résumant on peut constater que les larges privilèges de Dantzig du temps de la guerre de treize ans ne se présentent pas, comparés avec les privilèges d’autres villes, comme un phénomène exceptionnel, spécifique seulement pour les relations de dépendance de Dantzig du roi de Pologne. Ces liens de dépendance étaient certainement plus forts que ceux de Lubeck et Stralsund.

https://doi.org/10.14746/cph.1954.1.04
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