Uwagi o uniwersalizmie i koncepcji suwe­renności państwowej w feudalnej teorii politycznej (do pocz. XIV wieku) część I
Okładka czasopisma Czasopismo Prawno-Historyczne, tom 7, nr 2, rok 1955
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Słowa kluczowe

universalisme médiéval
Saint-Empire romain germanique
souveraineté politique
papauté médiévale
théorie impériale

Jak cytować

Baszkiewicz, J. (1955). Uwagi o uniwersalizmie i koncepcji suwe­renności państwowej w feudalnej teorii politycznej (do pocz. XIV wieku) część I. Czasopismo Prawno-Historyczne, 7(2), 9–54. https://doi.org/10.14746/cph.1955.2.01

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Abstrakt

L'article fait la première partie d’une dissertation assez longue sur le sujet indiqué par le titre. Il traite de l’essence et du développement de „l’universalisme“ médiéval. L’auteur souligne l’intérêt de la littérature bourgeoise d’autrefois et de notre temps pour le problème de l’universalisme et de la souveraineté au moyen -âge. Malgré de grandes divergences dans la façon de traiter ces problèmes un trait est commun à toute la médiévistique bourgeoise qui s’en occupe. Chaque étude consacrée à ce sujet se rattache, en principe, à des conceptions politiques déterminées. Les représentants du courant fasciste dans l’historiographie allemande se sont occupés des problèmes de l’universalisme et de la souveraineté au moyen-âge pour fournir la base et des preuves historiques de la conception fasciste du „nouvel ordre en Europe“. Plusieurs savants bourgeois dans l’Allemagne Occidentale envisagent aujourd’hui les mêmes problèmes en vue de motiver les différentes conceptions ..surnationales", pour justifier l’idée réactionnaire d’une „intégration européenne“ etc.

L’auteur montre sur l’exemple de la façon d'apprécier l’universalisme de l'empire germanique par l’historiographie allemande que les spéculations, parfois fort ab­straites, sur l’essence de la théorie „impériale“ sont en réalité étroitement liées aux actualités politiques déterminées. La plus grande partie des savants allemands glorifiait et portait aux nues l’importance de l’universalisme de l’Empire germanique du moyen-âge. La critique et parfois la polémique contre les partisans et les adver­saires de l’universalisme impérial c’est en réalité une querelle de deux courants de la science allemande bourgeoise. L’ historiographie allemande bourgeoise passait sous silence, effaçait ou justifiait l’union étroite de l’idée de l’universalisme „impérial“ avec l’expansion allemande féodale.

Selon l’auteur le feudalisme impérial est surtout — mais pas toujours — un exposant de l’agression allemande féodale. La position „universelle“ des empereurs allemands fournit à cette agression le fondement légal, la justification et l’expression idéologique. Cet universalisme sert la politique agressive des seigneurs féodaux allemands en Italie et dans les pays slaves. Il sert aussi les empereurs allemands dans leurs essais — en général manqués — d’intervention dans les affaires internes des différents pays de l’Europe. Il aide aussi les féodaux allemands à subordonner l’organisation universelle de l’Église, ce qui permet l’expansion et l’ingérence dans les affaires des différents pays de l’Europe. L’auteur envisage ces buts comme des problèmes principaux de la théorie universelle, en affirmant d’ailleurs, qu elle servait aussi à des buts secondaires.

L’auteur entreprend une analyse détaillée de la théorie de l’universalisme im­périal. Il étudie la portée théorique et pratique du pouvoir impérial. Ensuite il envisage le problème de la justification théorique du pouvoir universel des empe­reurs allemands, en mettant en relief surtout le lien de la théorie impériale avec l’idéologie religieuse et ecclésiastique du moyen-âge. L’auteur essaie de jetter une lumière nouvelle sur les éléments connus de la théorie universaliste, en montrant, comment ces spéculations et conceptions différentes ont servi les intérêts de classe des différents groupes de la classe dominante allemande. L’article tâche d expliquer, entre autres le fait connu de la coïncidence de l’apogée de la théorie universelle avec la période des Hohenstauf, quand le pouvoir impérial a déjà franchi le point culminant de sa puissance. L auteur attribue le développement extraordinaire de cette théorie précisément dans cette période non seulement au besoin de fournir une réplique au système théocratique, mais aussi au renforcement particulier à cette époque de l’expansion féodale allemande. Ce n’est que sur ce fond qu’on peut comprendre le développement rapide de la théorie de l'universalisme impérial qui atteint alors son point culminant. De ce point de vue il faut envisager l’inten­sification de la tradition de la Rome antique dans l’idéologie impériale allemande du moyen-âge et les transformations des arguments religieux qui servaient l’uni­versalisme impérial. A l'occasion de cette dernière question l’auteur rejette la thèse de quelques savants de la prétendue ..laïcisation“, „sécularisation" de la théorie impériale aux temps des Hohenstauf — et surtout de Frédéric II. L’article envisage aussi le problème de la „décadence" de I universalisme impérial. En engageant la polémique avec les argumentations de la littérature bourgeoise l’auteur exprime l’opinion qu’on ne saurait parler de la décadence d’un pouvoir mondial qui n'a jamais existé. — On peut parler seulement de l'affaiblissement progressif du pouvoir impérial et de l’autre côté de la suppression totale de l’idée impériale réactionnaire, par la pensée politique progressiste du XIII-e et du XIV-e siècles.

L’auteur clôt ses reflexions sur l’universalisme impérial par le problème de l’importance de l’universalisme pour le destin historique de l'Allemagne. Il essaie de prouver l’opinion que la politique universelle des empereurs allemands renforçait et affermissait l’émiettement féodal de l’Allemagne et empêchait la formation d’une monarchie allemande nationale.

Ensuite l’auteur s’occupe d’un autre universalisme médiéval, celui des papes de Rome. Il aperçoit son but d’abord dans la motivation des tendences de la curie romaine à s’émanciper de la suprématie impériale. Mais l’universalisme des papes devient de plus en plus agressif. L’auteur rattache l’universalisme de l’Église au rôle que cette organisation joue dans l’Europe de cette époque, c. à d. au rôle de l’appui et du défenseur actif du régime féodal. La curie prend la tête de l’offensive de grands féodaux d’Eglise, offensive facilitée à la suite de l’émiettement féodal des États européens et de l’affaiblissement du pouvoir central. En profitant de l’organisation et de la puissance de l’Eglise la curie développe la théorie du pouvoir souverain du pape et lâche d’imposer sa suprématie politique aux pays d’Europe. Son principal adversaire est le pouvoir impérial et le point central de la lutte de „deux universalismes" est la question de la domination en Italie.

L’auteur étudie le procès de centralisation de l’organisation d’Église et établit le rapport entre le développement de l’universalisme ecclésiastique avec l’ensemble de la situation économique et politique en Europe du XII-e au XIV-e siècle. Sur le fond de l’accroissement des forces et de la puissance de l’Église — accompagné de l’affaiblissement simultané du pouvoir de l’État — l'article étudie l’évolution de la doctrine officielle et non-officielle de l’église sur le rapport du pouvoir spirituel et temporel. L’article aboutit au point culminant de la théorie du pouvoir immédiat des papes dans les questions temporelles, du pouvoir absolu des papes —- en ratta­chant les étapes successives de la cristallisation de cette doctrine à la situation politi­que de l’Europe et les vicissitudes du régime social et économique. En même temps l’auteur essaie de développer la question des sources de l’inspiration doctrinale des théoriciens de l’universalisme et de l’absolutisme papal.

Comme l’universalisme impérial, de même l’universalisme papal a atteint l’apo­gée de sa justification théorique, quand la papauté a été déjà au seuil de la déca-dence. En expliquant ce fait, l’auteur souligne en même temps l’existence des analogics frappantes entre les bases idéologiques et les constructions théoriques de deux universalismes médiévaux — celui des empereurs et celui des papes. Non seulement l’universalisme impérial profite de l’argumentation religieuse, mais aussi l’univer­salisme papal se sert de l’idée impériale. L’auteur voit ici encore une preuve de l’immense rôle de la pénétration de toute la théorie féodale politique par l’idée de l’empereur et de l’empire.

Le point culminant du développement des doctrines papales a lieu à la fin du XIII-e et au commencement du XIV-e siècle, quand la conception de la monarchie universelle des papes est déjà complètement en retard. L’auteur souligne que la papauté ne dispose plus à cette époque des avantages dont avait disposé par exem­ple le pape Innocent III. Au temps d’Innocent III la conception de la monarchie universelle des papes n’était pas fondée sur les spéculations théoriques sur la „ple­nitudo potestatis“ du pape — sur les rapports concrets et réels de souveraineté de droit féodal des papes par rapport aux différents pays d’Europe. Mais ces for­mes de la souveraineté de droit féodal — la tentative réelle et pratique de la réali­sation de la suprématie du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel — ont commencé à chanceler déjà au XIII-e siècle. La curie perd l’un après l’autre, ses atouts poli­tiques. La victoire décisive de la curie sur le pouvoir impérial est acompagnée de l’opposition toujours plus forte à l’universalisme des papes, des réclamations toujours plus distinctes contre cet universalisme — du côté des grandes monarchies de l’Europe. L’auteur souligne que la défaite de Boniface VIII et la captivité d’Avi­gnon n’ont point aboli la puissance des papes, mais elles ont manifesté la faillite des tendences des papes à l’universalisme politique. L’apogée théorique du papa-lisme au temps de Boniface VIII n'a donc aucun fondement dans la réalité poli­tique et ses tendences d’évolution.

La deuxième partie de la dissertation sera consacrée au problème des rapports des universalismes médiévaux envers la souveraineté des Etats européens et à la question de l’origine et des étapes du développement de la théorie de la souverai­neté d’État en Europe, jusqu’au début du XIV-siècle.

https://doi.org/10.14746/cph.1955.2.01
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