Abstrakt
Le phénomène de la renaissance carolingienne n’a été conçu jusqu’à présent qu’avant tout dans les catégories du fait historique. On a recherché soit des affirmations pour les événements portant les traits de la renaissance culturelle de l’époque de Charlemagne, soit — au contraire — on s’est efforcé à démontrer que durant les VIII e -IXe siècles n’avait lieu aucune de telles entreprises qui auraient justifié leur distinction sous forme d’un mouvement à part ayant les marques de la renaissance.
Mais dans ces disputes pour le fait disparaissait — injustement comme on le peut juger — le problème d’une importance capitale pour comprendre l’essentiel des initiatives carolingiennes: le problème de leurs sources d’idées, et aussi de leurs rapports avec d’autres événements dans le domaine de la culture. Est-ce que à la base d’ensemble des activités de Charlemagne se trouvait comme l’idée prin[1]cipale — l’idée d’un prince pleinement souverain et d’un état, au service duquel davaient se mettre toutes les forces intellectuelles liberées; est-ce que l’oeuvre de Charlemagne se renfermait aussi entièrement et uniquement dans les cadres d’un universalisme chrétien, duquel elle est sortie et grâce auquel elle est totalement compréhensible?
L’auteur tend à démontrer que la comunauté ecclésiastique et religieuse ne devait pas réaliser, au moins à l’époque de Charlemagne, un universalisme chrétien indépendant et principal. Elle devait être au contraire subordonnée à la pensée politique qui embrassait aussi l’intérêt de l’église elle-même. C’est la conception de „Staatskirchentum”, donc la conception d’une église d’état, qui paraît la plus propre détermination pour les desseins que cherchait à réaliser l’empéreur des Francs.
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