Wyciąg z dekretu Gracjana w rękopisie gdańskim z XII w.
Okładka czasopisma Czasopismo Prawno-Historyczne, tom 6, nr 1, rok 1954
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Słowa kluczowe

Décret de Gratien (Decretum Gratiani)
droit canonique médiéval
manuscrits juridiques médiévaux
manuscrit Mar. F. 275 de Gdańsk
tradition manuscrite du Decretum de Gratien

Jak cytować

Vetulani , A. (1954). Wyciąg z dekretu Gracjana w rękopisie gdańskim z XII w. Czasopismo Prawno-Historyczne, 6(1), 349–360. https://doi.org/10.14746/cph.1954.1.11

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Abstrakt

Dans sa communication Fauteur présente les résultats de ses études sur le manuscrit Mar. F. 275 de la Bibliothèque Municipale de Ddańsk. Ce manuscrit, noté dans le catalogue de la Bibliothèque de l’église Notre Dame de Gdańsk et mentionné par S. Kuttner dans son Prodromus corporis glossarum, vol. I, n’a pas jusqu’à présent été étudié par les canonistes contemporains. Il contient un très intéressant abrégé du „Décret“ de Gratien, écrit vers la moitié du XII-e s., probablement dans l’Italie du Nord. Le manuscrit est muni de certaines gloses par le scribe contemporain au copiste du texte principal. Le texte est précédé par une préface de l’auteur anonyme de l’oeuvre principale. La partie centrale de cette préface se retrouve dans le Ms Cod. lat. Mon, 18 467 publié par Maassen. L’étude minutieuse de cette préface dans laquelle l’auteur fut secondé par le prof. R. Gansiniec de l’Université Jagellonne de Cracovie, excellent spécialiste de la littérature médiévale latine, démontre qu’elle était la source dont profitait Paucapalea au moment de la rédaction de sa préface dans la Summa Decreti. Ainsi dans cet abrégé du „Décret“ Gratiani opus egregium et perutile nous avons le plus ancien monument de l’activité scientifique des décretistes, en tout cas antérieur à la Summa Decreti de Paucapalea, rédigé alors encore dans la première moitié du XII-e s. A cette occasion l’auteur prouve que dans la préface de la somme de Paucapalea il n’y a qu’une seule phrase — à savoir celle où Paucapalea parle de la division du „Décret“ en trois parties, — qu’on peut considérer comme l’oeuvre personnelle de Paucapalea. Le commencement en particulier de la préface de Paucapalea était puisé par lui non directement dans les Institutions de Justinien mais dans l’Exordium Summae Institutionum (publié par Pescatore, Beiträge zur mittelalterlichen Rechtsgeschichte, H. 2, Miscelle nr XI, p. 83). L’auteur anonyme de l’Abrégé Gratiani opus egregium et perutile n’était pas le seul prédécesseur de Paucapalea. Avant Paucapalea le „Décret“ fut glosé par un légiste dont les gloses, d’ailleurs peu nombreuses, se trouvent dans le manuscrit de Gdańsk. Nous les retrouvons dans la Summa Decreti de Paucapalea.

Ainsi il faut supprimer des manuels de l’histoire du droit canon l’affirmation d’après laquelle Paucapalea fut le premier et immédiate élève de Gratien (et même d’après A. Stickler, Historia iuris canonici latini, I, p. 203—4: socius laboris, secundus Decreti pater), opinion acceptée généralement depuis J. F. Schulte, contre les observations pertinentes de F. Maassen.

La préface à notre Abrégé jette des nouvelles lumières sur le texte primitif du Décret. L’auteur de l’oeuvre contenue das le manuscrit de Gdańsk nous dit expressément — et rien ne nous permet à en douter — que ce fut lui qui a rédigé les rubriques audessus de capitula ramassés par Gratien dans sa Discordantium canonum concordia comme est intitulé son oeuvre: Ut vero singula perfectiori constent intelligentia et ad inueniendum promptiora titulos uniuersi operis capitulis supponi (au lieu supposui). D’accord avec sa promesse nous trouvons les soit-dits tituli non seulement à la suite de sa préface, mais aussi audessus de tous les capitula dont il tenait compte dans son Abrégé. Ces tituli ce n’est rien d’autre que les rubriques. Les rubriques n’étaient pas alors l’oeuvre personnelle de Gratien et n’appartenaient point au texte primitif du „Décret“. Elles constituent le produit de l’étude de notre décretiste anonyme. Si nous voulons alors trouver le texte du „Décret“ dans sa forme primitive il faut le chercher dans les manusrits qui ne contiennent pas les rubriques. D’après le Prodromus corporis glossarum de S. Kuttner il existe un seul manuscrit sans rubriques, à savoir le ms. Durham, Cathedr. C. IV. 1. Réa- lisera-t-il nos espoirs? Il ne faut pas être trop optimiste, vue que Kuttner explique ce manque: Die Handschrift ist für ein Dekret sehr klein, daher zur Raumersparnis nicht nur ohne Rubriken, sondern auch ohne Absätze zwischen den Kapiteln. Ce manuscrit est néanmoins digne d’être étudié de près.

Après avoir analysé l’Abrégé et sa préface l’auteur formule la supposition que le „Décret“ dans sa forme primitive ne se composa que de deux parties alors sans le traité De consecratione et que sa C. XXXIII, qu. 3 ne contenait pas le Traité de pénitence dans son texte d’aujourd’hui. Gratien se borna à donner la réponse seulement à la question Si sola confessione cordis crimen possit deleri. L’exposé théologique contenu dans les Dist. II—V de penit. ne provenait pas de sa plume. J. de Ghellinck a eut raison en considérant ce traité comme l’oeuvre d’une autre personne.

Enfin l’auteur revient au problème de textes de droit de Justinien dans le „Décret“ de Gratien. Il les considère comme intercalations ajoutées successivement au texte du „Décret“ par l’école de Bologne afin d’introduire la procédure judiciaire romaine dans le droit de l’Église. L’auteur anonyme de l’Abrégé Gratiani opus magnum et perutile fut probablement le premier qui les ajouta étant fervent partisan de la procédure romaine: Sic serie utriusque testamenti liquido constat tam leges quam ipsa decreta placitandi formam ex canonica sumpsisse scriptura, comme il le souligne dans sa préface.

Le texte du „Décret“ dans sa forme acceptée par l’école de Bologne depuis la moitié du XII-e s. est bien différent de celui, rédigé par Gratien lui-même. Certains textes n’existaient pas dans l’oeuvre de Gratien, d’autres étaient eliminés encore avant la rédaction de premières sommes au „Décret“. Vu les changements que subit le „Décret“ avant la première moitié du XII-e s., l’auteur aborde le problème de l’époque de l’activité de Gratien. On ne peut pas exclure la possibilité que les canons de deux conciles de Latran figurant même dans l’Abrégé Gratiani opus magnum et perutile constituent des interpolations au texte primitif du „Décret“. D’après l’auteur il est digne d’étude s’il ne faudrait pas reculer la date de la rédaction du „Décret“ vers les premières dizaines du XII-e s.

https://doi.org/10.14746/cph.1954.1.11
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